Après Mme Le Pen, le plagiat de M. Mélenchon…

Le 6 Mai 2012, François Hollande a été élu président de la République française(On peut déjà en être presque sûr). Comme prévu.  Jean-Luc Mélenchon peut donc être fier du travail qu’il a accompli durant cette campagne car, sans lui, François Hollande ne serait pas là où il est aujourd’hui. Pourtant, les deux personnages semblaient assez éloignés ; tandis que l’un déclarait au Guardian que « La gauche avait été au pouvoir pendant 15 ans, au cours desquels nous avons [le PS] libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre »(14/02/2012).L’autre appelait à s’en prendre aux puissances d’argent et disait au peuple « Prenez le pouvoir ». Deux combats opposés en apparence.

Mélenchon a donc su aborder les bons thèmes de campagne, reprenant une partie des propositions faites par François Asselineau [1], dont le programme a été présenté le 3 décembre 2011. Cependant, Mélenchon n’a fait que profiter d’une vague eurosceptique, sans jamais aller au bout du raisonnement, et en proposant seulement « une autre Europe », leitmotiv de l’extrême gauche à l’extrême droite depuis 35 ans [2]. Lorsqu’il plagie le discours de François Asselineau, comme a pu le faire aussi Mme Le Pen, il ne fait que dénoncer des faits véritables, tout en souhaitant maintenir un système qui apparaît à beaucoup, dont ses militants, comme défaillant.

Alors, M. Mélenchon, comme Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan avant lui, est venu piocher dans la boîte à idées de l’Union Populaire Républicaine et de François Asselineau. Aucun des trois n’a parlé de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE) pour ce qu’il est : un instrument qui permet de sortir librement et légalement de la prison des peuples qu’est l’Union européenne.

M. Mélenchon trouve incohérent que les Français payent pour les Lettons ou les Slovaques plus que pour des pays comme le Sénégal, le Maroc ou le Cameroun, avec lesquels nous avons pourtant des liens historiques, culturels et démographiques plus forts, mais il ne propose rien en échange.

M. Mélenchon parle du rapport Europol, bien après François Asselineau, et pourtant, il n’hésite pas à fustiger les musulmans à l’international, lui qui a approuvé l’intervention militaire en Libye, et se montre également favorable à l’ingérence occidentale en Syrie et en Iran sous prétexte que ce sont des États théocratiques [3], comme si le principal problème venait de là… Puis Mélenchon fait quelques jours après le 1er tour et quelques jours aussi après M. Asselineau l’analyse que la « percée » du Front National est fictive. Pourtant le soir du premier tour, alors qu’il ne met que 37 minutes à appeler ses électeurs à soutenir François Hollande, sans rien demander en retour, Jean-Luc Mélenchon n’oublie pas de dire que « L’extrême droite est à un haut niveau » [4]    alors que le soir-même nous montrions la régression du Front National. C’est que l’ennemi principal de M. Mélenchon dans cette campagne, ce ne fut pas l’ultra-libéralisme, l’Union européenne, l’euro ou les puissances financières, qui mettent la Grèce à genoux en ce moment (en attendant de faire de même avec d’autres pays) [5]. Le seul adversaire de M. Mélenchon fut la droite au sens large : le FN et l’UMP. Et c’est ainsi que l’on appelle à voter François Hollande en abandonnant les combats qui bénéficieraient au peuple français. Jean-Luc Mélenchon a fait croire à une menace fasciste permanente alors que tout cela relève de la mascarade convenue, Lionel Jospin l’a dit lui-même [6]. Si à chaque fois que l’on avait dit que le FN progressait, cela avait été vrai, ce parti serait depuis longtemps au pouvoir. Or il n’en est rien, le FN plafonne, à un niveau assez haut, certes, mais il plafonne.

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont donc permis aux Français de se diviser sur des questions secondaires, comme le vote des étrangers aux élections locales ou la viande Hallal, quand au même moment le MES [7] était voté à Bruxelles. Impossible donc de rassembler temporairement les Français venus de tous les horizons politiques et qui en 2005 votaient massivement Non [8] à la constitution européenne malgré le matraquage médiatique. Le rôle de M. Mélenchon et de Mme Le Pen dans cette campagne aura donc été de faire gagner le système UMPS et de faire progresser encore un peu plus vers un bipartisme à l’américaine.

Dès lors, on voit la nécessité de ne plus se diviser sur des questions secondaires, et de laisser au placard pour quelques temps nos divergences afin de sortir du carcan européen et de rendre aux Français leur souveraineté et leur indépendance dans tous les domaines (économie, social, monnaie, diplomatie, etc.). On ne peut plus se contenter d’aboyer ou d’appeler à « désobéir » aux traités. Il faut rétablir la démocratie, ce qui implique de sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. Seule l’UPR le propose

Loïc Chaigneau

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[1] http://vimeo.com/41563400

[2] http://www.dailymotion.com/video/xm88hu_une-autre-europe-encore-et-encore_news?start=2

[3] http://www.youtube.com/watch?v=BEf1lW3x5JI

[4] http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k-JIBTgVZII

[5] http://www.youtube.com/watch?v=ygpGzMLLn0I

[6] http://www.youtube.com/watch?v=xY3jUuFBWIM

[7] http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rFTbIGahzhU

[8] http://www.constitution-europeenne.info/  -  http://www.youtube.com/watch?v=KzHAnK9ETBs

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Du Capitalisme mondialiste au communisme international…

Du Capitalisme mondialiste au communisme international

De l’Organisation de la gouvernance globale.

 

Il ne s’agit pas ici de faire allusion à quel que complot conspirationniste que ce soit, Illuminati, reptilien ou autre… Cette analyse procèdes de faits que l’on peut tous constater et se contente de dévoiler une perspective d’avenir (Qu’on retrouve d’ailleurs chez des visionnaires tels qu’Orwell ou Huxley…). Je ne crois pas en un complot mondial, mais en une volonté politique et aux mecanismes historiques qui se mettent en place….

Capitalisme et communisme. Voici deux idéologies, deux doctrines qui ont forgé l’histoire du XXème siècle. La première promeut la recherche du profit et la centralisation du capital dans un système qui favorise les échanges marchands et la libre-entreprise. La seconde se présente apparemment à l’inverse, puisque le communisme pour faire bref là aussi se résumerait à la mise en communs des biens et à la répartition des richesses. Pourtant, ces deux ideologies semblent bien convergées vers un même but pour le profit de même personne….

 

Le système dans son ensemble nous a appris à réfléchir de manière binaire. Que ce soit par l’instrumentalisation des medias ou de l’education. Ainsi, les citoyens sont formés de telle manière qu’ils pensent  la politique uniquement en rapport Gauche/droite ou bien Noir/blanc. C’est tout le travail de la pensée BHL repris par Yves Montand dans les années 80 à la télévision française où ce-dernier s’exclamait « vive la crise ». Eh oui ! Vive la crise, car cela prouve que nous sommes dans un système capitaliste et donc de démocratie occidentale et libre. Nous avons des crises économiques certes, mais pas de goulag. Pas d’autres alternatives possibles, soit l’on est pour le capitalisme et le liberalisme à outrance soit l’on est un affreux communiste qui chercherait à envoyer tout le monde au goulag…                              Il en va de même quant à définir aujourd’hui un individu ou un groupe comme étant de droite ou de gauche, puisque le système se fonde à plusieurs échelles… Les rapports droite/gauche se fondent sur les rapports Capital / Travail depuis le milieu du XIXème siècle, puisqu’il semble insensé de s’en référer à la Révolution Française, le paysage politique actuel se déclarant unanimement républicain. Il n’y a plus  guère de monarchistes dans les hémicycles. Mais aussi et surtout, la Révolution Française a apporté à la fois l’egalitarisme qu’on définirait de « gauche » mais aussi le liberalisme qualifié aujourd’hui de « droite » cela creuse encore la confusion.  Dès lors, si l’on s’en refaire aux rapports Capital/travail, dans notre société à échelle déjà mondiale, serait de gauche le patron de PME puisqu’il favorise le travail, et de droite l’actionnaire lambda quel que soit son milieu social puisqu’il favoriserait l’accumulation du capital et la rente financière… Des catégories donc qui ne permettent pas de réfléchir la politique dans des termes corrects mais seulement de manière abstraite pour penser comme un chien de garde… Oubliés les rapports entre le peuple et l’Elite et les rapports sociaux…                                                                                   

De là découle aussi l’opposition entre le capitalisme et le communisme. Opposition réelle si l’on s’en refaire aux définitions données préalablement. En revanche, ces deux idéologies apparemment distinctes voire opposées ont dans leur essence un idéal commun et souvent camouflé. L’un prône le capitalisme mondialisé tandis que l’autre se rêve en un communisme international. En somme, le revers d’une même médaille qui conduit à un système dont le but est l’anéantissement des Etats-nations.

  Si l’URSS a échoué dans son entreprise d’internationalisation, le capitalisme liberal poursuit quant à lui sa quête d’un monde unifié autour d’un seul et même gouvernement global. Et ce bien sûr à l’encontre de l’avis des peuples comme toujours. La mise en place d’un gouvernement mondial s’organise donc pas étapes clés :

-          En 1959 Création de l’Union Asiatique.

-          En 1992 Création de l’Union Européenne

-          En 2002 Création de l’Union Africaine.

-          En 2008 Création de l’Union d’Amerique du Sud.

Et pour l’Amerique du Nord, une Union autour des USA, du Mexique et du Canada est déjà en marche avec pour monnaie commune l’Amero. Seulement, les Etats-Unis étant le pays le plus refermer sur lui-même après la Corée du Nord et la Chine, et son peuple étant toujours animé par un fort patriotisme, la conquête se fait plus difficile notamment en ces temps de crises… Mais les crises ne sont pas tellement un problème dans leurs finalités, puisque c’est par elle, comme l’a montré Noemie Klein dans son livre  « la stratégie du choc » qu’on arrive à faire accepter au peuple l’inacceptable dans le but d’un calendrier très bien établi.                                                                                                 Avant d’unir le monde dans un seul et même bloc on constitue plusieurs blocs continentaux dont on peut estimer la réussite ne serait-ce qu’en Europe, ce « premier Empire non imperial » que décrit M. José Manuel Barosso… Chercher l’erreur. Un président unique, certainement non-élu comme M. Van Rompuy, avec un ministre de l’économie, du travail, de l’education etc ( // Commissaires Europeens) pour un seul et même monde… C’était déjà le but de l’URSS que le dissident soviétique Vladimir Boukovsky a analysé dans son livre « L’union Europenne, nouvelle URSS ? ».

Mais alors, comment procéder à la mise en place d’un tel système qui n’est caché par aucun des dirigeants politiques actuels ou presque (cf. Annexe.) ?                                      Il Faut commencer par établir une distinction importante, sans laquelle on serait pris au piège… Le capitalisme mondialiste n’est pas la mondialisation. La mondialisation est un fait qui relève de la technique, de la science et des découvertes qui accélèrent un processus déjà en place depuis la nuit des temps et qui n’a rien de mal en soi. En revanche, le mondialisme lui prône dans sa doctrine liberal la libre circulation des biens et des marchandises ainsi que la destruction des Etats-nations par l’ouverture (totale !) des frontières. Mais surtout, le but du mondialisme est l’uniformisation des peuples et des personnes. Pour cela, avant de détruire la Nation (grande mère du peuple) on commence par détruire de fait la structure familiale… Ainsi, le capitalisme créer des rapports conflictuel entre les hommes et les femmes qui jusqu’ici n’avait pas lieu d’être. On commence par détruire l’Eglise qui s’opposait jusqu’ici à la destruction de ces valeurs. Puis relayant la question sociale au second rang on s’attache sur des questions sociétales. On monte la femme contre l’homme dont on fait un diable sanguinaire et l’on pousse la femme au salariat, la contraignant ainsi à la double-journée (mais c’est pour son bien et son émancipation, evidemment). Ainsi elle n’est plus dominée par son mari mais par un patron pour qui elle n’est qu’une « ressource humaine ». On multiplie les divorces, on éloigne les gens des campagnes et donc de l’autonomie. Une fois la cellule familiale détruite, il ne reste que des individus libres, émancipés et heureux. Mais dans les faits ce sont des individus avant tout dépressifs (la France est le premiers pays consommateur d’anti-dépresseur et de psychotropes) qui n’ont comme seul moyen d’émancipation et d’existence la consommation aveuglante, toujours plus de chaussures, de dvd, de bijoux… Tous inutiles mais pour lesquels on se tue au travail dans l’espoir de venir comme le patron.  Le poids du phallus pour les hommes est aussi devenu trop lourd, on leur apprend à devenir une seconde mère niant toute réalité biologique.  Dès lors, quand tous les individus seront déracinés et accoutumés à l’ideologie cosmopolite chère à BHL, Attali et leur bande… ne subsistera plus que des individus sans valeurs, sans traditions sans attachement autre que la consommation et la production infinie dans un monde où le taux de production est tel que le travail aliénant devrait être aboli… S’il n’y avait pas cette recherche de croissance infinie dans un monde fini…

Mais, quand tout ceci arrivera à terme, nous vivrons dans le meilleur des mondes… Dans un système communiste international, avec un Etat centralisateur, une police commune, des puces RFID comme pour le bétail, un modèle et un parti unique…

 

Annexe.

 

«  Et la solution est évidemment, et nous la partageons tous , un gouvernement mondial qui aurait le moyen de financer les infrastructures. » Jacques Attali ( + L’ensemble de ses ouvrages…)

« Au Etats-Unis, a l’Europe, a l’ensemble des pays de la planète de se doter d’une gouvernance mondiale dont nous voyons aujourd’hui qu’elle est essentielle pour résoudre les grands problèmes d’environnement et Barack Obama est engagé dans ces problèmes d’environnement il veut signer le protocole de Kyoto, et bien nous avons besoin de cette gouvernance mondiale» D. de Villepin. (Invité de Roselyne Febvre dans l’émisison Politiques sur France 24 Nov 2008)

 « Alors jamais la nécessité d’un nouvel ordre INTERNATIONAL n’a parut aussi nécessaire autour de trois principes que nous portons depuis des années , les socialistes mais pas seulement les socialistes, tous ceux qui ont une conception multilatterale de l’organisation du monde. » François Hollande (Universités P.S 2008)

 «  le Nouvel ordre mondial, c’est autour de l’Europe qu’il se construira […] On ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer. » Nicolas Sarkozy http://www.dailymotion.com/video/x34y5i_sarkozy-nouvel-ordre-mondial_news

* Sans oublier que le rêve des nazis étaient déjà d’unifier l’Europe, et le nazisme fût massivement encouragé par les grands banquiers et industriels (cf.Relations Henri Ford = Hitler.)   Il en va de même pour la Révolution Bolchevique massivement encouragée par la City et Wall-street ainsi que par les banquiers Allemand. Une Révolution se finance, et ceux qui la financent ont toujours des intérêts…  Reportez-vous au documents déclassifiés des années 30.. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, et bien loin des cours théoriques bateaux…

Loïc Chaigneau

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De la destruction du Nationalisme vers la guerre ethnique et idéologique.

Il est de bon ton de diaboliser le nationalisme, idée devenue fasciste pour ces bobos gauchistes qui ne voient dans le drapeau tricolore que l’emblème d’un fascisme d’abord colonial ensuite collabo que les sains cours d’Histoire du système qu’ils prétendent combattre leur a enseigné.  Pourtant, n’en déplaise à tout étudiant en sciences molles prostitué à la CNT ou pire aux petits bobos nouveaux tartuffes  qui se prétendent marxistes et font leur révolution dans les classes, payés  par les maîtres qu’ils croient attaquer, le nationalisme, la nation est un concept de gauche.  La nation, issue de la Révolution Française, c’est l’idée que les Hommes issus d’une même terre, d’une même Histoire et d’une même langue forment un peuple uni, dans une entité qui dépasse tout clivage secondaire, la nation est ce qui rassemble, et donc aujourd’hui, ce qui dérange. La Nation, ce n’est pas le renfermement sur soi face à un monde cosmopolitique, la politique n’est pas un système binaire, le choix qui s’offre à la France et aux autres pays, notamment européens, va au-delà du repli sur soi ou de l’insertion totale dans une politique de globalisation libérale.

Toute cette politique de destruction d’appartenance à une nation conduit justement à la marche forcée vers la guerre, et la guerre d’abord idéologique, puis ethnique, qui mène à la guerre civile, plus destructrice que jamais. Ainsi, depuis maintenant plusieurs décennies,  des organes tels que SOS Racisme dont Baudrillard faisait le parallèle avec sos Baleines  dont le désir semble être de sauver les baleines, et pour l’autre alors peut-être, de sauver… le racisme. Cela, en faisant des Français d’origines immigrés, mais nés en France, des acculturés, des jeunes qu’on enferme dans des cases : Black, Beurre… Des jeunes ou des plus vieux désormais à qui on a enseigné par l’intermédiaire d’éducateurs P.S ( SOS Racisme étant la boutique d’Harlem Désir et Julien Dray, mais aussi de BHL, tous derrière Hollande pour 2012, beaux soutiens auquel on peut ajouter le Valseur, Valls, qui pleurait il y a un peu moins d’un an la mort politique de son papa adoré DSK… Que d’hommes intègres en sommes.) ou trotskistes une haine viscérale de la France, l’éloge des racines d’un pays qu’ils n’ont pour la plus part pas connu, Algérie, Maroc, Sénégal… Pour créer de la ségrégation  entre le peuple français. Ce sont eux les responsables aussi de la mise en avant des personnalités telles que Joey Star et « ses potes » comme représentants des jeunes de banlieue qui apparemment Nique Tous leur Mère ou plutôt la nôtre… Comment ne pas créer ainsi de la haine entre des personnes, toutes française, par le biais de la couleur, une haine qui aurait pu être moindre si l’on n’avait pas forcé les gens à se détester.

Et puis, dans le courant des années 2000, les révoltes de ces « jeunes de banlieue » envers ces maîtres qu’ils ne voulaient plus, ces BHL et autre Dray, ont conduit ces derniers à changer de politique, désormais, face à ces sauvages hostiles à l’Etat D’Israel que sont ces jeunes pro-palestinien, il faudra  « Frapper sur le pote ». Alors, une fois encore, on monte les français dit « de souche » contre ces français « musulmans ». Pourtant, ces français-musulmans qui dérangent parce qu’ils cassent des voitures, harcèlent la population, font du trafic et je ne sais quoi encore sont bien souvent des jeunes dont le comportement est impulsé par un modèle américains issu d’Harlem grâce à MTV ou TF1 et non des musulmans. Mais peu importe, le système n’est plus à une contradiction près, l’ennemi, c’est le musulman.

Ceci fait, au travers des médias-menteur, de l’imMonde ou du journal tv, on fait accepter plus facilement l’image du musulman violent, guerrier et destructeur. Dès lors, lorsqu’un pays arabe est attaqué, ce ne sont que « quelques bougnoules en moins »… et c’est pour notre sécurité intérieure qu’on tue des civils en Afghanistan et en Libye… (Rappelons que d’après les chiffres officiels Europeens, aucun attentat depuis  les années 2000 sur le territoire français n’a été commis, après enquête, par des groupes islamistes.)  Alors, Quand l’Amerique décidera dans quelques mois d’enclencher une guerre contre l’Iran à partir du détroit d’Ormuz, impulsé par Israel, en France, on ne pourra que leur donner raison, et Français « de souche » et Français musulmans n’auront plus qu’à s’entre-tuer dans un conflit civil où aucun n’a d’intérêts… Les seuls gagnants seront les banquiers, qui comme toujours financeront tous les camps en créant toujours plus d’argent, nerf de la guerre, et spéculant sans cesse.

Le véritable travail politique de terrain qui devait être fait ces dernières années était celui de réconciliation du peuple avec la Nation. La nation qui faisait des français un peuple fort et uni quel que soit leur religion, rassemblé autour d’un « mieux vivre » qui constitue l’essence de toute société. La Nation ne pousse à la guerre que si l’on crée la haine de l’autre, tout comme aujourd’hui  L’OTAN regroupe des pays qui n’ont rien en commun pour faire la guerre au monde musulman. Mais si demain, notre nation n’est plus bafouée mais souveraine et donc au peuple, c’est le rayonnement et le déploiement vers d’autres nations comme celles d’Amerique Latine et d’Afrique qui nous attend… Mais pour l’instant, nous sommes en marche forcés vers une troisième guerre mondiale, et en temps de guerre, il n’y a plus que deux camps…

Loïc Chaigneau

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L’enfant roi… de la consommation.

le spot! Ici

Nous sommes arrivés à l’heure où la télé donne des cours d’éducation aux parents. Big Brother vous dites? N’importe quoi… Non, il s’agit seulement d’essayer de canaliser ces parents trop violents qui osent, au détour d’une petite gifle déjà punie ou d’une fessée, dire « NON! » à leur bambin-roi. Quelle monstruosité, nous ne sommes tout de même pas des chiens, nous sommes les maîtres du monde animal! Il y a bien longtemps que notre cerveau reptilien ne nous sert plus qu’à pisser. À baiser aussi, mais en dehors de la TV et du film porno de canal, c’est assez réprimé, à moins de faire l’éloge de millions de conquêtes sur TF1 ou de montrer lafemme comme n’étant qu’une pute suceuse vêtue de latex.

Dans cette affreuse période où l’on voudrait encore inculquer une éducation à nos enfants, il est temps pour le « service public » (quel service!) de prendre le relais. Pourtant, nos prédécesseurs, de Rousseau à Kant, trop réacs sans doute, nous ont d’abord dit pour l’un que « le plus sûr moyen de rendre son enfant misérable était de l’accoutumer à tout obtenir » tandis que l’autre nous expliquait que c’était par l’éducation que l’homme apprenait les lois morales et pouvait donc mieux vivre et acquérir sa liberté… Aaah… ringard! On se souvient encore du petit Jean-Jacques qui prenait plaisir à recevoir une correction, seul moyen pour lui de capter l’attention sexuelle. Aujourd’hui, mieux vaut que l’enfant de dix ans s’installe devant un film porno avec ses copains et voie des beaufs défoncer une femme qui pourrait être leur mère. Castré à tout jamais, l’enfant pourra consommer.

Consommer, oui, n’est-ce pas là le but de ce spot après-tout ? Le philosophe J-C Michéa expliquait d’ailleurs très bien qu’au règne de l’enfant unique et roi, l’ultra-libéralisme suivrait, l’exemple de la Chine actuelle lui donnant raison.

Car on le sait, un enfant qui aura été habitué à tout obtenir quand il l’aura voulu sans aucune réprimande ne pourra que se plaire dans une société où seul importe que l’on détruise l’autre et que l’on achète toujours plus pour montrer sa supériorité. Et, lorsqu’il ne pourra pas acheter et posséder toujours plus, il sera névrosé, hystérique, dépressif. Là, l’explication psychologico-canalytiquo-psychiatrique viendra à bout de ses souffrances par les médicaments en l’abrutissant et en lui faisant croire qu’il dispose toujours de sa liberté, celle de consommer avec son SMIC ou son RMI dans des conneries.

La fessée quant à elle devrait être rangée au placard des plaisirs sadomasochistes et échangistes des clubs +18 qui frustrent les gosses de 14 ans qui s’astiquent le manche jusqu’à pouvoir y entrer. La fessée payante qu’on aura jamais eue enfant deviendra alors l’offrande tant espérée.

Les médias ne font pas la différence entre la gifle et la fessée qui éduquent, font comprendre les interdits, construisent l’enfant et lui permettront plus tard de se révolter peut-être afin de mieux se comprendre, et la gifle de l’enfant réellement battu. Aujourd’hui tout est battu: femme, chien, enfant. Le mâle blanc est à tuer, le phallus doit tomber pour laisser place à une société féminisée et consumériste à laquelle on assiste déjà et qui nous fait sombrer de plus en plus dans la décadence. Le bambin des années 2000 n’aura eu aucun interdit et aura castré son père avant même d’être né. Son père aura d’ailleurs été très ému de pouvoir lui donner le sein à défaut d’autre chose…

Une chose est sûre, quand la morale est instaurée par la télé, c’est la preuve qu’une telle société ne se porte pas très bien et que le marché inhumain va pouvoir s’amplifier de plus en plus. Traumatisé d’avoir reçu une gifle en contrepartie de tout ce qui peut nous être offert, quel malheur, c’est sûr, à jamais je détesterai mon père… Bande d’ignorants! Et même si ca peut en traumatiser certains, le plus souvent, ça construit et ça évite de devenir une larve sans couilles suicidaire.

Alors, portez-vous bien : mangez cinq fruits et légumes par jour, limitez l’abus d’alcool, ne giflez pas vos enfants (sans quoi, dans une lignée stalinienne, ils vous dénonceront ou vos voisins le feront parce que vous aurez voulu éduquer la progéniture décérébrée et débile, bientôt avide de pouvoir d’achat)! Ne conduisez pas trop vite, regardez la tv, travaillez, travaillez, emmenez vos enfants à Disneyland, ne faites pas trop l’amour en vrai, seulement à la tv mais parlez-en partout sans cesse! Allez au Mc do! Votre vie est réussie, Bravo ! Ah j’oubliais ! Soumettez-vous aussi à la Fondation pour l’enfance, à la LICRA, à Sauvons le racisme (SOS racisme), à la LDJ évidemment, au téléthon, à la donation pour le sida, à l’UE et aux États-Unis.

Loïc Chaigneau

[Tous mes textes sont protégés par Copyrigth France.]

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Quand la Justice est faite, nous sommes tous Américains… Court papier sur la déchéance occidentale.

  On aurait tué Ben Laden, on aurait jeté son corps à l’eau et le monde serait libéré de cet affreux tyran! Alors on crie, surtout aux États-Unis! « Justice est faite » nous a-t-on dit : un escadron de forces spéciales aurait débarqué chez un homme déjà à moitié mort s’il ne l’était pas depuis bien longtemps, se serait acharné sur lui et aurait fini par le foutre à l’eau. Ça montre l’idée de la justice que peuvent se faire les gouvernements des États-Unis et de l’Occident… Tout cela est déjà un peu gros, assez mauvais surtout. Qui aurait jeté le corps de Ben Laden à l’eau s’il l’avait vraiment eu entre les mains?… Pendant ce temps, jour de gloire déchu pour Sarkozy qui avait réussi à tuer de nombreux civils et les enfants de Khadafi, mais voilà qu’Obamabush lui vole la Une! Pourtant, entre la Côte-d’Ivoire et la Libye, en ce moment, on deviendrait presque les champions du monde du terrorisme et du droit d’ingérence faussement humanitaire…

Enfin bon, dans cette vague humaniste, il est bon de se demander pourquoi les Américains ont décidé de tuer Ben Laden maintenant – leur allié fidèle depuis la lutte contre le méchant rouge jusqu’à celle contre le méchant beurre, black ou quoi que ce soit de couleur et musulman de préférence. Et bien peut-être parce que dans ce revirement géopolitique qui a lieu en Afrique et au Moyen-Orient, le pantin Ben Laden risquait de déranger plus qu’il n’aiderait. Et ce car le chef du réseau Al-Qaïda est (tout comme son organisation) construit de toutes pièces par les États-Unis, et toute personne sérieuse et informée sait qu’il n’en ait plus rien depuis 2002 hormis quelques petits groupes jihadistes minoritaires omniprésents cependant dans les révoltes arabes actuelles, qui sont évidemment « soutenues » par les Américains et l’OTAN afin d’installer une belle démocratie occidentale, dont on sait qu’elle est impossible à instaurer du fait de la culture, des traditions et des racines des peuples africains. Quel mépris racial une fois encore envers ces peuples africains (ces blacks et beurres pardon!) à qui on voudrait encore imposer notre modèle, si défectueux qui plus est. Enfin bon, les Américains combattant désormais aux côtés de ces « rebelles jihadistes », il était difficile de prétendre à la fois amener la démocratie et soutenir que leur grand gourou américain euh.. saoudien ou pakistanais, on s’y perd, était l’ennemi public numéro 1 car chef d’un mouvement terroriste.

Il fallait donc tuer le père et passer à autre chose. Pourtant aucune image, rien, hormis un Fake comme on dit, si grossier que même les médias officiels ont été obligés d’avouer que celui-ci n’était qu’un vulgaire photo-montage. Dé-crédibilisant un peu plus les États-Unis, Obabush a déclaré qu’il ne diffuserait aucune photo. Et pour cause, il n’en a peut-être tout simplement pas! Ce parce que Ben Laden semble avoir été tué bien avant 2011, et plutôt peu de temps après les attentats du 11 septembre 2001 du fait des maladies qu’on lui connaît. Plusieurs témoins auraient authentifié sa mort, dont ses proches. Et parmi les diverses vidéos qui nous sont parvenues du personnage depuis les attentats, aucune n’a réellement été identifiée comme recevable par les organismes spécialisés. Outre bien sûr la CIA… De maigre, fin à la barbe blanche, Oussama Ben Laden serait devenu petit, moins pâle avec la barbe plus brune, et plus tard son nez serait totalement déformé et ses mains potelées…

Pour l’instant, on reste dans l’attente d’un meilleur photo-montage sur lequel toute une equipe de la CIA pro-photoshoper va pouvoir bosser durant quelques jours.

Et Obabush démarre une campagne électorale triomphale grâce à la crédulité de ses citoyens et aux manipulations qu’ils subissent… Sinon, qu’en est-il de la fermeture de Guatanamo ? Le grand président noir qui devait faire la Révolution et amener la paix dans le monde aurait-il lui aussi remis ses idéaux en cause ? Ah mince, la trahison et le sadisme n’ont pas de couleurs, merde! Pourtant, on nous a appris que le blanc était toujours le méchant…

L’affabulation Américaine atteint peut-être son apogée, et pourtant une masse toujours plus nombreuse criait victoire en cette début de semaine où l’on fut, ou plutôt où l’on dut tous être Américains et se plier à leurs règles…

Loïc Chaigneau

[Tous mes textes sont protégés par Copyrigth France.]

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Culture : Jacques Brel

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L’Europe c’est la paix!…

A tous ceux qui croient encore que L’UE c’est la paix…

 

Source : UPR

L’affirmation selon laquelle la construction européenne aurait installé la paix sur le continent européen doit être étudiée avec beaucoup de précision car il s’agit de l’un des arguments les plus efficaces de la propagande européiste.

Tirant parti de ce qu’il n’y a pas eu de conflit armé, en effet, entre la France et l’Allemagne depuis 1945, la propagande européiste nous assure que cette situation heureuse découle indubitablement de la construction européenne et que celle-ci ne saurait donc être remise en question, sauf par de dangereux va-t-en guerre.

Pour beaucoup de Français, cet argument selon lequel « l’Europe, c’est la Paix » est d’autant plus intimidant qu’il semble incontestable. Il joue même un rôle décisif pour les Français qui ont personnellement des souvenirs d’enfance de la Seconde Guerre mondiale. Comme l’ont révélé les sondages post-électoraux effectués par tranche d’âge après le référendum de 2005, l’argument de la paix explique principalement pourquoi ce sont les électeurs de plus de 60 ans – et davantage encore ceux âgés de plus de 70 ans – qui ont été les seuls à voter majoritairement en faveur de la Constitution européenne.

Pourtant, cet argument selon lequel « l’Europe, c’est la Paix » est à la fois faux et très dangereux. Et l’UPR tient non seulement à ne pas le passer sous silence mais elle tient par-dessus tout à en expliquer la fausseté. Car, comme bien souvent dans l’histoire des hommes, une construction politique prétendument porteuse de paix est en train de nous conduire à la guerre.

Examinons pourquoi.

1) La construction européenne n’a été pour rien dans le maintien de la paix en Europe depuis 1945

Contrairement à ce qu’assène la propagande, la construction européenne n’a été pour rien dans le maintien de la paix sur le continent européen depuis 1945 (plus exactement dans sa partie occidentale, car le continent a connu plusieurs conflits très meurtriers dans l’ancienne Yougoslavie).

Qu’est-ce qui permet de l’affirmer ?

Tout d’abord la simple chronologie des faits.

En effet, si la fameuse Déclaration Schuman date du 9 mai 1950, le Traité de Rome n’a été signé quant à lui que le 25 mars 1957 et les institutions communautaires ne se sont mises en place que très progressivement ensuite. Ce simple rappel des dates a une conséquence logique immédiate : si la paix a prévalu entre 1945 et, disons, le début des années 1960, il est tout simplement impossible d’en attribuer le bénéfice à quelque chose qui n’existait pas.

Ainsi, ce n’est pas grâce à la CECA balbutiante ou au Traité de Rome, puisqu’il n’existait pas, que le blocus de Berlin de 1953 ou que l’insurrection hongroise de 1956 n’ont pas dégénéré en conflit mondial. Si la France et l’Allemagne ne sont pas entrées en guerre l’une contre l’autre pendant les années 50, c’est parce que ce n’était tout simplement pas le sujet du moment, loin s’en faut. La guerre qui menaçait d’ensanglanter l’Europe ne risquait pas d’opposer les deux rives du Rhin mais le camp occidental sous influence américaine et le camp socialiste sous influence soviétique.

Or, ce qui a préservé la paix porte un nom : l’équilibre de la terreur. C’est-à-dire la perspective d’une « destruction mutuelle assurée » – c’était le nom même du concept stratégique (« MAD » pour « Mutual Assured Destruction » en anglais) entre les troupes de l’OTAN et celles du Pacte de Varsovie -, à l’issue d’une apocalypse nucléaire qui aurait anéanti le continent et sans doute même la planète entière.

Ainsi donc, et l’on se sent presque gêné de devoir le rappeler tant la propagande européiste a occulté la réalité des faits, si la paix a prévalu entre 1945 et la chute du Mur de Berlin en 1991, c’est parce que l’Europe était, de part et d’autre du rideau de fer, armée jusqu’aux dents. C’est une triste réalité mais elle est indéniable : ce sont les bombes thermonucléaires, les sous-marins lanceurs d’engins, les forces aériennes stratégiques et les missiles balistiques ou de croisière, qui ont assuré la paix en Europe. Ce ne sont pas les montagnes de paperasses des technocrates de la Commission de Bruxelles visant à harmoniser l’éclairage des voitures ou le pourcentage de matières grasses dans le beurre de cacao…

D’accord. Mais maintenant ? Eh bien maintenant, il faut regarder le monde tel qu’il est en 2010 et non pas le monde tel qu’il était il y a cinquante ou cent ans.

2) Les trois évolutions majeures de l’Occident depuis 1945

Trois évolutions structurelles extrêmement puissantes se sont imposées en Europe occidentale depuis la fin du second conflit mondial.

2.1. – Première évolution majeure : la fin des guerres classiques entre pays développés

La première de ces évolutions concerne la fin des guerres classiques entre pays développés.

L’histoire européenne a été marquée, depuis la Renaissance, et surtout depuis la Guerre de Trente Ans et le Traité de Westphalie de 1648, jusqu’en 1945, par la guerre classique, c’est-à-dire des conflits opposant les armées d’État à État (armées de mercenaires d’abord, régulières ensuite).

Or ce type de conflits classiques tend désormais à disparaître, sinon de toute la surface de la planète, du moins de tous les pays très développés.

Pourquoi ? Pas du tout sous l’effet des institutions communautaires. D’ailleurs, les Français envisagent-ils davantage de faire la guerre à la Norvège qu’à la Finlande parce que la première n’est pas dans l’Union alors que la seconde l’est ? Evidemment non.

Autre exemple : un coup de chasse-mouche du dey d’Alger contre l’envoyé de Charles X avait été un motif jugé suffisant pour que la France intervienne militairement en Algérie en 1830. Mais, un siècle et demi après, le gouvernement français n’a jamais même simplement envisagé d’envoyer des soldats français en Algérie pour empêcher qu’un nombre significatif de nos compatriotes s’y fassent assassiner pendant les années 1980 et 1990. L’Algérie n’étant pas dans l’Union européenne, ce refus français d’entrer en guerre, si exactement contraire à ce que fut l’attitude française en 1830, tient donc à des causes qui n’ont rien à voir avec la construction européenne.

Quelles sont ces causes ?

Si la guerre classique d’État à État tend à s’éteindre dans l’ensemble des pays développés, c’est essentiellement sous le double effet :

* – d’une part d’un profond changement des mœurs, découlant de la hausse des niveaux de vie et de la généralisation de l’éducation,
* – d’autre part de la généralisation des moyens de communication visuels et instantanés : la télévision, puissamment relayée désormais par Internet.

Les Etats-Unis ont perdu la Guerre du Vietnam en 1975, d’abord et avant tout parce que le peuple américain ne supportait plus de voir les appelés du contingent mourir en direct sur le petit écran jour après jour, et que la conscience universelle n’aurait pas toléré que Washington usât de l’arme nucléaire dans ce cas.

C’est l’instantanéité et l’omniprésence de l’information qui rend la guerre classique de plus en plus inacceptable aux yeux des opinions publiques des pays développés, et nullement les institutions bureaucratiques de Bruxelles.

Cet état de fait entraîne deux conséquences majeures :

a) l’apparition de guerres nouvelles et d’un type inconnu entre les pays développés

La première conséquence, c’est que les États développés ne peuvent plus réellement se faire de guerre classique entre eux. Cela ne signifie hélas pas qu’ils ne se font plus la guerre du tout ! Cela signifie seulement que les guerres qu’ils se livrent sont d’une toute autre nature que les guerres classiques.

Désormais, les guerres entre pays développés sont beaucoup plus sournoises. Elles se font de façon invisible pour l’homme de la rue : il n’y a plus de déclarations de guerre, les armements classiques n’apparaissent plus, les destructions matérielles et humaines sont devenues très faibles.

Les guerres du XXIe siècle usent d’autres moyens, beaucoup plus perfides et sophistiqués :

- leurs armes sont les médias, les campagnes de propagande, les opérations de désinformation, les manipulations psychologiques, les actes terroristes à la paternité douteuse ;

- leurs cibles sont les cerveaux de chaque individu, leur mise en conditionnement pour accepter des évolutions et des prises de contrôle souvent bien plus totales que ce à quoi parvenaient les guerres classiques d’autrefois.

C’est en pensant à ce nouveau type de « guerre inconnue », de guerre du XXIe siècle, que François Mitterrand a livré, dans le testament politique qu’il a confié au journaliste George Marc Benamou quelques semaines avant sa mort, ces terribles phrases que j’évoque dans certaines de mes conférences : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! » (Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).

b) – la relégation des guerres classiques dans des zones périphériques et hors du champ des médias

La seconde conséquence, c’est que lorsque les pays très développés ont encore recours à des interventions militaires, ils ne le font désormais que dans des zones périphériques du monde, éloignées et difficiles d’accès pour les médias, et sous des contraintes très fortes : en n’utilisant plus de conscrits mais une armée de métier, en ayant pour objectif le « zéro mort » pour leurs propres soldats, donc en privilégiant les bombardements aériens aux opérations terrestres, en visant à ce que le conflit soit le plus bref possible, et enfin en verrouillant le plus possible la couverture de presse.

C’est ce type de guerre qui se déroule dans plusieurs régions du monde, et notamment en Afghanistan ou en Irak, où les armées des pays membres de l’Union européenne sont d’ailleurs très largement engagés, sous couvert d’opérations de l’OTAN.

2.2. – Deuxième évolution majeure : le déclin du taux de natalité dans les pays d’Europe

La deuxième évolution structurelle concerne le déclin du taux de natalité dans les pays d’Europe, qui entraîne depuis des années un vieillissement accéléré des populations.

Cette évolution est tout spécialement spectaculaire en Allemagne puisque l’un des scénarios démographiques probables envisage que l’Allemagne perde 13,7 millions d’habitants d’ici à 2050, et cela malgré l’immigration annuelle massive de 100 000 personnes. En 2050, les personnes de plus de 60 ans représenteraient plus de 40 % de la population allemande et seraient presque trois fois plus nombreuses que les moins de 20 ans. (source : article « Démographie de l’Allemagne » dans Wikipédia).

Ces données démographiques sont capitales car tous les historiens savent que les guerres naissent très généralement entre des zones pauvres enregistrant une forte croissance de leur population et des zones riches de faible pression démographique. De ce point de vue, quel historien ou spécialiste des conflits peut sérieusement croire que la guerre est plausible entre les pays de l’ouest européen, alors que ceux-ci sont menacés de dénatalité et que les personnes âgées y sont d’année en année plus nombreuses ?

2.3. – Troisième évolution majeure : la démographie des pays du sud de la Méditerranée (Maghreb et Afrique)

Enfin, la troisième évolution structurelle concerne justement la démographie des pays du sud de la Méditerranée (Maghreb et Afrique), ainsi que, de façon plus éloignée géographiquement, celle du sous-continent indien.

Pour les raisons que l’on vient de rappeler, tout spécialiste sérieux ne peut pas ignorer que la disparité des situations démographiques et économiques entre les deux rives de la Méditerranée constitue le principal risque de guerre pour l’Europe dans les décennies qui viennent.

Or, et c’est là la tragique ruse de l’Histoire, le principe même de la construction européenne consiste précisément à repousser les pays du Maghreb et d’Afrique à l’extérieur du périmètre de prospérité européen (la candidature du Maroc à l’entrée dans l’Union européenne ayant d’ailleurs été officiellement rejetée).

Les européistes peuvent évidemment rétorquer que les pays du Maghreb ou d’Afrique n’ont pas leur place dans une « construction européenne », comme si la définition purement conventionnelle de ce que sont des continents devait primer sur une réflexion sage sur ce qu’il convient de faire pour préserver la paix des futures générations des deux côtés de la Méditerranée.

En réalité, ce raisonnement cynique et dur des européistes prouve en quoi l’Europe, loin de nous assurer la paix, est au contraire en train de nous amener la guerre. Si les européistes croyaient sincèrement que ce sont les dizaines de milliers de pages de directives d’harmonisation émanant de la Commission de Bruxelles qui ont empêché une nouvelle guerre en Europe depuis un demi-siècle, alors ils devraient logiquement proposer d’intégrer au plus vite les pays du sud dans cette construction politique censée garantir la paix.

En rejetant au contraire ces pays, ils font la preuve de leur terrible inconséquence et ils révèlent à leur corps défendant que la construction européenne n’est bien qu’une opération conçue depuis des années à Washington pour faire de l’Europe un glacis géostratégique américain.

Cet asservissement politique nous conduit tout droit au Choc des Civilisations théorisé précisément par Washington.

 

Source : UPR

 

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