L’enfant roi… de la consommation.

le spot! Ici

Nous sommes arrivés à l’heure où la télé donne des cours d’éducation aux parents. Big Brother vous dites? N’importe quoi… Non, il s’agit seulement d’essayer de canaliser ces parents trop violents qui osent, au détour d’une petite gifle déjà punie ou d’une fessée, dire « NON! » à leur bambin-roi. Quelle monstruosité, nous ne sommes tout de même pas des chiens, nous sommes les maîtres du monde animal! Il y a bien longtemps que notre cerveau reptilien ne nous sert plus qu’à pisser. À baiser aussi, mais en dehors de la TV et du film porno de canal, c’est assez réprimé, à moins de faire l’éloge de millions de conquêtes sur TF1 ou de montrer lafemme comme n’étant qu’une pute suceuse vêtue de latex.

Dans cette affreuse période où l’on voudrait encore inculquer une éducation à nos enfants, il est temps pour le « service public » (quel service!) de prendre le relais. Pourtant, nos prédécesseurs, de Rousseau à Kant, trop réacs sans doute, nous ont d’abord dit pour l’un que « le plus sûr moyen de rendre son enfant misérable était de l’accoutumer à tout obtenir » tandis que l’autre nous expliquait que c’était par l’éducation que l’homme apprenait les lois morales et pouvait donc mieux vivre et acquérir sa liberté… Aaah… ringard! On se souvient encore du petit Jean-Jacques qui prenait plaisir à recevoir une correction, seul moyen pour lui de capter l’attention sexuelle. Aujourd’hui, mieux vaut que l’enfant de dix ans s’installe devant un film porno avec ses copains et voie des beaufs défoncer une femme qui pourrait être leur mère. Castré à tout jamais, l’enfant pourra consommer.

Consommer, oui, n’est-ce pas là le but de ce spot après-tout ? Le philosophe J-C Michéa expliquait d’ailleurs très bien qu’au règne de l’enfant unique et roi, l’ultra-libéralisme suivrait, l’exemple de la Chine actuelle lui donnant raison.

Car on le sait, un enfant qui aura été habitué à tout obtenir quand il l’aura voulu sans aucune réprimande ne pourra que se plaire dans une société où seul importe que l’on détruise l’autre et que l’on achète toujours plus pour montrer sa supériorité. Et, lorsqu’il ne pourra pas acheter et posséder toujours plus, il sera névrosé, hystérique, dépressif. Là, l’explication psychologico-canalytiquo-psychiatrique viendra à bout de ses souffrances par les médicaments en l’abrutissant et en lui faisant croire qu’il dispose toujours de sa liberté, celle de consommer avec son SMIC ou son RMI dans des conneries.

La fessée quant à elle devrait être rangée au placard des plaisirs sadomasochistes et échangistes des clubs +18 qui frustrent les gosses de 14 ans qui s’astiquent le manche jusqu’à pouvoir y entrer. La fessée payante qu’on aura jamais eue enfant deviendra alors l’offrande tant espérée.

Les médias ne font pas la différence entre la gifle et la fessée qui éduquent, font comprendre les interdits, construisent l’enfant et lui permettront plus tard de se révolter peut-être afin de mieux se comprendre, et la gifle de l’enfant réellement battu. Aujourd’hui tout est battu: femme, chien, enfant. Le mâle blanc est à tuer, le phallus doit tomber pour laisser place à une société féminisée et consumériste à laquelle on assiste déjà et qui nous fait sombrer de plus en plus dans la décadence. Le bambin des années 2000 n’aura eu aucun interdit et aura castré son père avant même d’être né. Son père aura d’ailleurs été très ému de pouvoir lui donner le sein à défaut d’autre chose…

Une chose est sûre, quand la morale est instaurée par la télé, c’est la preuve qu’une telle société ne se porte pas très bien et que le marché inhumain va pouvoir s’amplifier de plus en plus. Traumatisé d’avoir reçu une gifle en contrepartie de tout ce qui peut nous être offert, quel malheur, c’est sûr, à jamais je détesterai mon père… Bande d’ignorants! Et même si ca peut en traumatiser certains, le plus souvent, ça construit et ça évite de devenir une larve sans couilles suicidaire.

Alors, portez-vous bien : mangez cinq fruits et légumes par jour, limitez l’abus d’alcool, ne giflez pas vos enfants (sans quoi, dans une lignée stalinienne, ils vous dénonceront ou vos voisins le feront parce que vous aurez voulu éduquer la progéniture décérébrée et débile, bientôt avide de pouvoir d’achat)! Ne conduisez pas trop vite, regardez la tv, travaillez, travaillez, emmenez vos enfants à Disneyland, ne faites pas trop l’amour en vrai, seulement à la tv mais parlez-en partout sans cesse! Allez au Mc do! Votre vie est réussie, Bravo ! Ah j’oubliais ! Soumettez-vous aussi à la Fondation pour l’enfance, à la LICRA, à Sauvons le racisme (SOS racisme), à la LDJ évidemment, au téléthon, à la donation pour le sida, à l’UE et aux États-Unis.

Loïc Chaigneau

[Tous mes textes sont protégés par Copyrigth France.]

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Loïc Chaigneau, 18ans.
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Un commentaire pour L’enfant roi… de la consommation.

  1. Maxime Linéatte dit :

    Bel article, surtout le dernier paragraphe, qui résume bien le fait qu’étape par étape, et de manière intelligente en plus de ça, l’état nous dicte la manière dont nous devons vivre, en nous faisant croire que c’est pour notre santé au lieu d’avouer que c’est pour leurs intérêts. Vive la dictature indirecte!

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